Posted by: bongoyok | December 23, 2014

POEME EN HOMMAGE AU PROFESSEUR ISAAC ZOKOUE

Faut-il que ta plume se casse

Au moment où les sectes passent

Et les faux docteurs terrassent

Des âmes faibles et lasses

Dans un contexte tenace

Où des dangers menacent

Tant le fond que la surface ?

 

Faut-il que ta voix se taise

Au moment où la RCA est dans la braise ;

Toi qui fis de la paix ta principale thèse

Et œuvras pour que ton pays soit à l’aise 

En dépit de la danse des punaises

Qui des centrafricains aggravent le malaise

Alors qu’ils languissent après un dièse?

 

Faut-il que ta présence

Nous prive de sa plaisance

Au moment où la nuisance

Avec la force de sa brisance

Vole à l’Eglise sa luisance

Et étale ses insuffisances

Sur le marché de la complaisance ?

 

Tu étais pour nous un père ;

Garant d’une théologie prospère

Dans un monde plein de vipères,

De loups religieux et de leurs compères.

Ils détournent les saints du bon repère

Et dévorent les conseillères et les conseillers

qui couronnent les collines de prières.

 

Tu étais pour nous un appui.

Tu étais pour nous un puits,

Une source d’eau sous le soleil qui cuit,

Une source de courage dans la nuit,

Une tranche du futur dans l’aujourd’hui,

Un abri amical sous la pluie,

Un modèle, une fierté, un parapluie.

 

Ton départ, ô Professeur Zokoué,

Nous prive d’un théologien surdoué !

Le monde évangélique est secoué.

Avec quelle main allons-nous jouer

Quand le rythme nous a déjoué ?

C’est avec un concert de voix enrouées

Que nous pleurons de l’Algérie au Zimbabwe.

 

Eternel, Toi qui nous as donné notre aîné

Et l’a repris dans la céleste trainée,

Donne à nos âmes gangrenées

La force d’être entraînées

Dans une louange que ne peuvent freiner

Ni la douleur, ni le cœur peiné ;

Car notre espérance est toujours oxygénée.

  

Moussa Bongoyok

Suite au décès de l’un de ses meilleurs encadreurs spirituels, le Professeur Isaac ZOKOUE (17 Septembre 1944 – 12 Septembre 2014).

Le Professeur ZOKOUE a été promu en gloire le Vendredi 12 Septembre (précisément dans la nuit du 11 au 12 Septembre) 2014 à Bangui (RCA). Il est mort des suites d’une longue maladie. Prions pour sa femme Odette et leurs enfants.

 © Copyright, 2014 by Moussa Bongoyok.


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